"Mémoires d'un Grain de Sable et autres nouvelles", Béatrice RUFFIÉ LACAS

9791094916124

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Seize nouvelles noires mêlant horreur et humour et dans lesquelles la mort rôde toujours.

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Fiche technique

Auteur Béatrice RUFFIÉ LACAS
Nombre de pages 136
Impression intérieure Noir et blanc
Couverture Souple 300 gr (matte)
Reliure Dos carré collé
Papier Bouffant 80 gr
Dimensions 148 x 210 mm (format A5)
Largeur de la tranche 9,52 mm
Poids 189 gr

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Qu’elle soit sur les planches d’un petit théâtre amateur, dans les rues de White Chapel, ou encore dans l’accueillant cimetière de Firmin, la mort rôde, gracile et insouciante, au gré de la folie des hommes et de la noirceur des âmes.

Ce recueil nous propose seize nouvelles noires, entre horreur, humour et décadence. De Berlin à Londres, à travers les époques et les drames, l’auteure nous fait voyager dans son univers sombre et dérangeant, nous rappelant à chaque page que seul parmi des milliers, chacun des protagonistes de ces textes n’est rien d’autre qu’un grain de sable, à la fois pierre angulaire de l’univers et piètre poussière insignifiante.

Avis

Note 
02/06/2016

Un recueil à la fois sensible et violent où la mort rôde à chaqu

Quand l’auteure m’a demandé si je pouvais être intéressée de découvrir son ouvrage, j’avoue que l’image de couverture m’a plu de suite et m’a vraiment donné envie d’aller voir ce que cela cachait. C’est sombre, pesant et mouvementé ! Quand en plus en lisant le résumé de la maison d’édition, et plus particulièrement cet extrait « Ce recueil nous propose seize nouvelles noires, entre horreur, humour et décadence », cela a complètement emballé mon imagination. Et, je dois dire qu’après lecture, je m’attendais à beaucoup de choses mais certainement pas à ce que j’ai lu ! Donc oubliez la couverture, ces nouvelles sont horribles c’est sûr, pesantes oui absolument, mouvementés oui aussi, par contre l’océan, le phare, les falaises, on y est pas du tout, retenez juste le cadavre pendu en haut du phare, comment vous ne l’aviez pas remarqué ?

Je ne vais pas vous résumer chacune des seize nouvelles, ce serait trop long et à mon sens inutile. Sachez que dans l’ensemble l’œuvre vous parle de la mort, la mort dans tous ces états, violentes, méthodiques, subtiles ou ironiques. Qu’elles prennent racine dans la psychologie névrotique, dans un éclair de vengeance ou encore dans la joie (oui oui je vous assure, une des nouvelles arrive à faire ça), elle multiplie les images, les facettes, les méthodes, on en voit de toutes les couleurs, on y voit surtout rouge ! Parce que la mort est aussi sanguine, sanguinolente, sang rouge fluide, sang brun aqueux, il y en a pour tous les goûts. Et cette mort qui est au centre de ses seize nouvelle met en scène plusieurs visages de l’être humain, de sa psychologie fragile susceptible de basculer à chaque instant à sa condition éphémère et succincte. La vie ne tient à rien et n’est rien d’autre qu’un fil qui menace de céder avec le poids des années ou plutôt ici des ennuis.

L’auteure offre une réflexion intelligente à travers des écrits dérangeants, sombres, glauques et sordides. Les chutes font mal, lecteur se prend des coups, beaucoup de coups et franchement quand on n’est pas un habitué du genre, ça fait très mal ! Pourtant, on en redemande, parce que l’auteure entretient notre « masochisme » en usant d’une écriture fluide et simple qui va à l’essentiel avec cependant suffisamment de subtilités, ce qui est absolument nécessaire dans l’écrit d’une nouvelle. J’avoue avoir été dégoûtée par certains détails, avoir compati pour certains personnages ou encore avoir été choqué par certaines réactions, car malgré la violence de ses textes, l’auteure nous permet de vivre un certain nombre d’émotion, des émotions assez vives. On est vite oppressé à la lecture, c’est la ligne de conduite de ces nouvelles d’ailleurs, on démarre gentiment et puis il y cette dépression étouffante qui arrive, on lit de plus en plus vite, souhaitant connaître le dénouement mais sachant au fur et à mesure des lectures qui se suivent les unes après les autres que forcément c’est horrible car elles nous achèvent systématiquement violemment.

On y retrouve des thématiques et des éléments d’intrigue redondants savamment exploités de manière différente par l’auteure : la famille, Noël, la folie, la vengeance et, toujours, la mort.

J’avoue ne pas avoir compris deux ou trois dénouements, j’ai eu beau relire pour voir si quelque chose m’avait échappé mais certainement qu’il y avait une subtilité qui ne m’a pas atteinte, parce que l’auteure joue sur la subtilité, sur l’élément de détail qui fera que soit vous serez surpris, soit vous verrez au travers et comprendrez rapidement ce qu’il en est. Les fausses routes sont nombreuses et l’auteur en joue à merveille ! A titre personnel, j’ai vécu les deux sensations selon les nouvelles, ce qui démontre qu’elles ne sont pas toutes du même niveau même si l’ensemble est de qualité.

En bref, voilà un recueil de nouvelles qui fait froid dans le dos et qui manque, au détour de certaines pages, de nous retourner l’estomac, un recueil à la fois sensible et violent où la mort rôde à chaque instant, un véritable condensé d’horreur, de folie et de ténèbres !

Je remercie l’auteure Béatrice Ruffié – Lacas pour m’avoir fait découvrir sa plume incisive et violente à travers la lecture de ce recueil de nouvelles !

Note 
02/06/2016

Un recueil à la fois sensible et violent où la mort rôde à chaqu

Quand l’auteure m’a demandé si je pouvais être intéressée de découvrir son ouvrage, j’avoue que l’image de couverture m’a plu de suite et m’a vraiment donné envie d’aller voir ce que cela cachait. C’est sombre, pesant et mouvementé ! Quand en plus en lisant le résumé de la maison d’édition, et plus particulièrement cet extrait « Ce recueil nous propose seize nouvelles noires, entre horreur, humour et décadence », cela a complètement emballé mon imagination. Et, je dois dire qu’après lecture, je m’attendais à beaucoup de choses mais certainement pas à ce que j’ai lu ! Donc oubliez la couverture, ces nouvelles sont horribles c’est sûr, pesantes oui absolument, mouvementés oui aussi, par contre l’océan, le phare, les falaises, on y est pas du tout, retenez juste le cadavre pendu en haut du phare, comment vous ne l’aviez pas remarqué ?

Je ne vais pas vous résumer chacune des seize nouvelles, ce serait trop long et à mon sens inutile. Sachez que dans l’ensemble l’œuvre vous parle de la mort, la mort dans tous ces états, violentes, méthodiques, subtiles ou ironiques. Qu’elles prennent racine dans la psychologie névrotique, dans un éclair de vengeance ou encore dans la joie (oui oui je vous assure, une des nouvelles arrive à faire ça), elle multiplie les images, les facettes, les méthodes, on en voit de toutes les couleurs, on y voit surtout rouge ! Parce que la mort est aussi sanguine, sanguinolente, sang rouge fluide, sang brun aqueux, il y en a pour tous les goûts. Et cette mort qui est au centre de ses seize nouvelle met en scène plusieurs visages de l’être humain, de sa psychologie fragile susceptible de basculer à chaque instant à sa condition éphémère et succincte. La vie ne tient à rien et n’est rien d’autre qu’un fil qui menace de céder avec le poids des années ou plutôt ici des ennuis.

L’auteure offre une réflexion intelligente à travers des écrits dérangeants, sombres, glauques et sordides. Les chutes font mal, lecteur se prend des coups, beaucoup de coups et franchement quand on n’est pas un habitué du genre, ça fait très mal ! Pourtant, on en redemande, parce que l’auteure entretient notre « masochisme » en usant d’une écriture fluide et simple qui va à l’essentiel avec cependant suffisamment de subtilités, ce qui est absolument nécessaire dans l’écrit d’une nouvelle. J’avoue avoir été dégoûtée par certains détails, avoir compati pour certains personnages ou encore avoir été choqué par certaines réactions, car malgré la violence de ses textes, l’auteure nous permet de vivre un certain nombre d’émotion, des émotions assez vives. On est vite oppressé à la lecture, c’est la ligne de conduite de ces nouvelles d’ailleurs, on démarre gentiment et puis il y cette dépression étouffante qui arrive, on lit de plus en plus vite, souhaitant connaître le dénouement mais sachant au fur et à mesure des lectures qui se suivent les unes après les autres que forcément c’est horrible car elles nous achèvent systématiquement violemment.

On y retrouve des thématiques et des éléments d’intrigue redondants savamment exploités de manière différente par l’auteure : la famille, Noël, la folie, la vengeance et, toujours, la mort.

J’avoue ne pas avoir compris deux ou trois dénouements, j’ai eu beau relire pour voir si quelque chose m’avait échappé mais certainement qu’il y avait une subtilité qui ne m’a pas atteinte, parce que l’auteure joue sur la subtilité, sur l’élément de détail qui fera que soit vous serez surpris, soit vous verrez au travers et comprendrez rapidement ce qu’il en est. Les fausses routes sont nombreuses et l’auteur en joue à merveille ! A titre personnel, j’ai vécu les deux sensations selon les nouvelles, ce qui démontre qu’elles ne sont pas toutes du même niveau même si l’ensemble est de qualité.

En bref, voilà un recueil de nouvelles qui fait froid dans le dos et qui manque, au détour de certaines pages, de nous retourner l’estomac, un recueil à la fois sensible et violent où la mort rôde à chaque instant, un véritable condensé d’horreur, de folie et de ténèbres !

Je remercie l’auteure Béatrice Ruffié – Lacas pour m’avoir fait découvrir sa plume incisive et violente à travers la lecture de ce recueil de nouvelles !

Note 
02/06/2016

Un recueil à la fois sensible et violent où la mort rôde à chaqu

Quand l’auteure m’a demandé si je pouvais être intéressée de découvrir son ouvrage, j’avoue que l’image de couverture m’a plu de suite et m’a vraiment donné envie d’aller voir ce que cela cachait. C’est sombre, pesant et mouvementé ! Quand en plus en lisant le résumé de la maison d’édition, et plus particulièrement cet extrait « Ce recueil nous propose seize nouvelles noires, entre horreur, humour et décadence », cela a complètement emballé mon imagination. Et, je dois dire qu’après lecture, je m’attendais à beaucoup de choses mais certainement pas à ce que j’ai lu ! Donc oubliez la couverture, ces nouvelles sont horribles c’est sûr, pesantes oui absolument, mouvementés oui aussi, par contre l’océan, le phare, les falaises, on y est pas du tout, retenez juste le cadavre pendu en haut du phare, comment vous ne l’aviez pas remarqué ?

Je ne vais pas vous résumer chacune des seize nouvelles, ce serait trop long et à mon sens inutile. Sachez que dans l’ensemble l’œuvre vous parle de la mort, la mort dans tous ces états, violentes, méthodiques, subtiles ou ironiques. Qu’elles prennent racine dans la psychologie névrotique, dans un éclair de vengeance ou encore dans la joie (oui oui je vous assure, une des nouvelles arrive à faire ça), elle multiplie les images, les facettes, les méthodes, on en voit de toutes les couleurs, on y voit surtout rouge ! Parce que la mort est aussi sanguine, sanguinolente, sang rouge fluide, sang brun aqueux, il y en a pour tous les goûts. Et cette mort qui est au centre de ses seize nouvelle met en scène plusieurs visages de l’être humain, de sa psychologie fragile susceptible de basculer à chaque instant à sa condition éphémère et succincte. La vie ne tient à rien et n’est rien d’autre qu’un fil qui menace de céder avec le poids des années ou plutôt ici des ennuis.

L’auteure offre une réflexion intelligente à travers des écrits dérangeants, sombres, glauques et sordides. Les chutes font mal, lecteur se prend des coups, beaucoup de coups et franchement quand on n’est pas un habitué du genre, ça fait très mal ! Pourtant, on en redemande, parce que l’auteure entretient notre « masochisme » en usant d’une écriture fluide et simple qui va à l’essentiel avec cependant suffisamment de subtilités, ce qui est absolument nécessaire dans l’écrit d’une nouvelle. J’avoue avoir été dégoûtée par certains détails, avoir compati pour certains personnages ou encore avoir été choqué par certaines réactions, car malgré la violence de ses textes, l’auteure nous permet de vivre un certain nombre d’émotion, des émotions assez vives. On est vite oppressé à la lecture, c’est la ligne de conduite de ces nouvelles d’ailleurs, on démarre gentiment et puis il y cette dépression étouffante qui arrive, on lit de plus en plus vite, souhaitant connaître le dénouement mais sachant au fur et à mesure des lectures qui se suivent les unes après les autres que forcément c’est horrible car elles nous achèvent systématiquement violemment.

On y retrouve des thématiques et des éléments d’intrigue redondants savamment exploités de manière différente par l’auteure : la famille, Noël, la folie, la vengeance et, toujours, la mort.

J’avoue ne pas avoir compris deux ou trois dénouements, j’ai eu beau relire pour voir si quelque chose m’avait échappé mais certainement qu’il y avait une subtilité qui ne m’a pas atteinte, parce que l’auteure joue sur la subtilité, sur l’élément de détail qui fera que soit vous serez surpris, soit vous verrez au travers et comprendrez rapidement ce qu’il en est. Les fausses routes sont nombreuses et l’auteur en joue à merveille ! A titre personnel, j’ai vécu les deux sensations selon les nouvelles, ce qui démontre qu’elles ne sont pas toutes du même niveau même si l’ensemble est de qualité.

En bref, voilà un recueil de nouvelles qui fait froid dans le dos et qui manque, au détour de certaines pages, de nous retourner l’estomac, un recueil à la fois sensible et violent où la mort rôde à chaque instant, un véritable condensé d’horreur, de folie et de ténèbres !

Je remercie l’auteure Béatrice Ruffié – Lacas pour m’avoir fait découvrir sa plume incisive et violente à travers la lecture de ce recueil de nouvelles !

Note 
02/06/2016

Un recueil à la fois sensible et violent où la mort rôde à chaqu

Quand l’auteure m’a demandé si je pouvais être intéressée de découvrir son ouvrage, j’avoue que l’image de couverture m’a plu de suite et m’a vraiment donné envie d’aller voir ce que cela cachait. C’est sombre, pesant et mouvementé ! Quand en plus en lisant le résumé de la maison d’édition, et plus particulièrement cet extrait « Ce recueil nous propose seize nouvelles noires, entre horreur, humour et décadence », cela a complètement emballé mon imagination. Et, je dois dire qu’après lecture, je m’attendais à beaucoup de choses mais certainement pas à ce que j’ai lu ! Donc oubliez la couverture, ces nouvelles sont horribles c’est sûr, pesantes oui absolument, mouvementés oui aussi, par contre l’océan, le phare, les falaises, on y est pas du tout, retenez juste le cadavre pendu en haut du phare, comment vous ne l’aviez pas remarqué ?

Je ne vais pas vous résumer chacune des seize nouvelles, ce serait trop long et à mon sens inutile. Sachez que dans l’ensemble l’œuvre vous parle de la mort, la mort dans tous ces états, violentes, méthodiques, subtiles ou ironiques. Qu’elles prennent racine dans la psychologie névrotique, dans un éclair de vengeance ou encore dans la joie (oui oui je vous assure, une des nouvelles arrive à faire ça), elle multiplie les images, les facettes, les méthodes, on en voit de toutes les couleurs, on y voit surtout rouge ! Parce que la mort est aussi sanguine, sanguinolente, sang rouge fluide, sang brun aqueux, il y en a pour tous les goûts. Et cette mort qui est au centre de ses seize nouvelle met en scène plusieurs visages de l’être humain, de sa psychologie fragile susceptible de basculer à chaque instant à sa condition éphémère et succincte. La vie ne tient à rien et n’est rien d’autre qu’un fil qui menace de céder avec le poids des années ou plutôt ici des ennuis.

L’auteure offre une réflexion intelligente à travers des écrits dérangeants, sombres, glauques et sordides. Les chutes font mal, lecteur se prend des coups, beaucoup de coups et franchement quand on n’est pas un habitué du genre, ça fait très mal ! Pourtant, on en redemande, parce que l’auteure entretient notre « masochisme » en usant d’une écriture fluide et simple qui va à l’essentiel avec cependant suffisamment de subtilités, ce qui est absolument nécessaire dans l’écrit d’une nouvelle. J’avoue avoir été dégoûtée par certains détails, avoir compati pour certains personnages ou encore avoir été choqué par certaines réactions, car malgré la violence de ses textes, l’auteure nous permet de vivre un certain nombre d’émotion, des émotions assez vives. On est vite oppressé à la lecture, c’est la ligne de conduite de ces nouvelles d’ailleurs, on démarre gentiment et puis il y cette dépression étouffante qui arrive, on lit de plus en plus vite, souhaitant connaître le dénouement mais sachant au fur et à mesure des lectures qui se suivent les unes après les autres que forcément c’est horrible car elles nous achèvent systématiquement violemment.

On y retrouve des thématiques et des éléments d’intrigue redondants savamment exploités de manière différente par l’auteure : la famille, Noël, la folie, la vengeance et, toujours, la mort.

J’avoue ne pas avoir compris deux ou trois dénouements, j’ai eu beau relire pour voir si quelque chose m’avait échappé mais certainement qu’il y avait une subtilité qui ne m’a pas atteinte, parce que l’auteure joue sur la subtilité, sur l’élément de détail qui fera que soit vous serez surpris, soit vous verrez au travers et comprendrez rapidement ce qu’il en est. Les fausses routes sont nombreuses et l’auteur en joue à merveille ! A titre personnel, j’ai vécu les deux sensations selon les nouvelles, ce qui démontre qu’elles ne sont pas toutes du même niveau même si l’ensemble est de qualité.

En bref, voilà un recueil de nouvelles qui fait froid dans le dos et qui manque, au détour de certaines pages, de nous retourner l’estomac, un recueil à la fois sensible et violent où la mort rôde à chaque instant, un véritable condensé d’horreur, de folie et de ténèbres !

Je remercie l’auteure Béatrice Ruffié – Lacas pour m’avoir fait découvrir sa plume incisive et violente à travers la lecture de ce recueil de nouvelles !

Note 
11/01/2016

Chronique

Je remercie Aurore des éditions Belladone pour l'envoi de ce service presse numérique.

Il s'agit d'un recueil de seize nouvelles qui traitent toutes du même thème : la mort. Qu'elle soit tragique ou destructrice, belle ou tout simplement ironique, l'auteur nous propose sa vision des choses de manière détournée ou non.

Beaucoup d'imagination, de réflexion, de fausses routes. Béatrice a une très belle plume qui nous emporte dans les sentiers de la mort. Nous pouvons passer d'une petite fille désobéissante qui ne cherche qu'à s'attirer des ennuis – tel dans l'« Ave Maria » – pour atterrir aux pieds d'une famille qui vient de perdre de vue leur fils lors d'une randonnée – avec « Au nom du père ». De fil en aiguille, nous tournons les pages pour découvrir un jeune homme qui sera fasciné par une statuette « bartabas », symbole de la troupe de théâtre dont il fait partie. Ensuite nous en apprenons de belles dans les « confessions » de cet aristocrate en mal de nourriture sanglante.

« Finalement, je ne résistai pas, et je décidai de me saisir de l'objet de mon appétit, avant de m'enfoncer, hagard et décontenancé comme après un premier rapport sexuel, dans la nuit noire et le brouillard épais.
Après Annie, je passais beaucoup de temps dans ma chambre, à consulter mes reliques, à les triturer, les observer : j'en profitais. »

Nous partons ensuite à la découverte d'une grotte, enfin nous tentons de faire de la spéléologie, mais lors de cette « dernière étreinte » tout reste encore possible. En ressortant de ces lieux, nous arrivons en pleine campagne. Louise tentera tout pour tomber enceinte et le garder surtout. Grâce à la « mère Voulvart », cela sera possible, mais à quel prix ? Je dirais le prix d'un « festin » entre hommes de guerre. La viande est si rare à cette époque, qu'il faut bien en manger une fois de temps en temps. Manger, boire, mais il ne faut pas oublier la poésie et les doubles sens que nous pouvons lire dans « ton autre toi » que j'ai adoré.

« L'opération avait débuté depuis plus de quarante minutes, et Annette et les deux autres infirmières regardaient anxieusement leurs montres. Il s'agissait d'une intervention de routine, l'ablation d'une hernie ombilicale infectée sur un enfant de sept ans, qui aurait dû durer à peine plus d'un quart d'heure. Mais le chirurgien avait semble-t-il décelé une anomalie, et des complications de dernière minute l'avaient amené à procéder à l'ablation d'une partie de l'intestin. »

Bérénice aurait peut-être dû penser à vérifier qui se cache de l'autre côté de son immeuble, car en « vis-à-vue » le résultat n'est surement pas celui qu'elle espérait. De plus en cette période de « noël blanc » les surprises ne manquent pas. Avis aux amateurs de boule à neige, vous risquez de ne plus les voir de la même manière. C'est comme cet « homme chanceux » qui vit un rêve depuis sept ans avec sa femme et dont le repas de famille va devenir très riche en ressentiment. Attention à ne pas tomber gravement malade, car si vous devez passer par la case bloc opératoire, vous risquez de voir le « père noël perdu ». Et ce dernier ne vous offrira pas de jolis cadeaux, dommage pour vous.

Changeons de décor et allons nous promener sur la plage avec du sable fin. Manon est une enfant qui grandit et vit sa vie pas loin des « mémoires d'un grain de sable ». Ce petit grain voit, entend tout et ne peut rien faire, perdant un amour qui n'a pas pu éclore des deux côtés. En continuant de marcher sur le large, l'entrée d'un cimetière se dévoile. Une veuve « Misses Betford » y vient tous les jours, passant devant Firmin, le vieux gardien. Pauvre gardien, il aurait pu demander « te souviens-tu ? ». Il aurait raconté que l'enfance était heureuse, une belle vie avec son amie d'enfance et puis les complications qui surviennent. Le meilleur reste à venir. Et le pire... Et si le pire était lors de cette « nuit la plus longue » à la maison de retraite ? Trois voleurs pensent que voler des personnes âgées est facile et le temps d'un repas le soir, nos trois hommes vont s’apercevoir que voler c'est mal !

Qui dit ensemble de nouvelles dit que certaines sont vraiment bonnes et d'autres un peu moins. J'avoue que je ne les ai pas toutes comprises. Je pense à l'Avé Maria où j'ai eut beau la relire plusieurs fois, mais rien ne venait. A croire qu'il manque peut-être un élément à la compréhension, car la date indiquée ne m'inspire absolument pas. Ou dans la nuit la plus longue car comprendre les rouages humain à ce stade, je suis perdue. De l'horreur implicite à de la tendresse, de l'angoisse en un seul mot à de l'humour noir, tout est mélangé pour ne pas rester sur une sombre appréhension. Reste plus qu'à tenter le coup pour une lecture au coin du feu !

Note 
10/11/2015

A côté de Maupassant dans ma bibliothèque !

Les 16 nouvelles du recueil sont toutes plus géniales encore les unes que les autres ! Béatrice est douée. Elle sait tenir en haleine ses lecteurs !

Note 
10/11/2015

Mémoires d'un grain de sable

Je viens de découvrir ce recueil de nouvelles de B-a Trice, les 2 premières sont à lire gratuitement, j'ai vraiment beaucoup aimé, j'aime son style, la façon dont l'histoire est menée, et surtout une fin bien maîtrisée, merci à elle pour cette découverte émoticône smile

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"Mémoires d'un Grain de Sable et autres nouvelles", Béatrice RUFFIÉ LACAS

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